Fondation Gianadda à Martigny

Gianadda

 

 

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Ce haut lieu de la culture mondiale vous propose :

 

Cézanne

Du 16 juin au 19 novembre 2017 – Tous les jours de 9 h à 19 h

Paul Cézanne s’impose naturellement comme le mentor le plus emblématique de la génération des impressionnistes et figure, à son acmé, au premier rang des maîtres de la modernité.

    Léonard Gianadda, Membre de l’Institut, Président de la Fondation Pierre Gianadda

Depuis deux décennies, la Fondation Pierre Gianadda explore et partage l’univers des peintres impressionnistes : Degas, Manet, Gauguin, Van Gogh, Berthe Morisot puis Monet et Renoir ont habité ses cimaises lors de présentations monographiques de très grande envergure. Dans la poursuite de cet élan, une centaine d’œuvresquatre-vingt toiles et une vingtaine d’aquarelles et dessins – de Paul Cézanne, issue des plus prestigieuses collections internationales, souligne aujourd’hui la place et le rôle du maître d’Aix à travers la représentation de la nature, épousant ce Chant de la terre dont son Œuvre célèbre la quintessence vers la modernité. Pour ponctuer ce cycle, Paul Cézanne s’imposait tout naturellement.

Un regard nouveau

La lecture sensible et poétique du maître d’Aix que propose Daniel Marchesseau, commissaire de l’exposition et conservateur général honoraire du Patrimoine, révèle, au-delà de l’œil, de la touche et de la maestria du peintre, l’essence de son aspiration. Le Chant de la terre se décline en de nombreux paysages, natures mortes, figures et portraits. Cézanne cristallise son inspiration, capte la vie, la lumière dans un rendu des formes toujours élaboré. Par ses Baigneurs et Baigneuses, il instaure un rapport terrien, voire tellurique, au volume, à la force du jour, à l’énergie du vivant. La puissance du Maître d’Aix est à l’œuvre. Le père de la modernité « descend aux assises du monde ».

Entre Arcadie et doute, entre impressionnisme et abstraction, entre réflexion et méditation, Cézanne à la culture littéraire et artistique considérable, déclame et bâtit, au fil de sa carrière, un long poème pictural. La centaine d’œuvres réunies à la Fondation Pierre Gianadda louent, dans l’hymne qu’elle compose, l’éternelle et poignante beauté de la nature et de la vie.

La couleur de l’intime

L’année suivant la disparition de Cézanne, Gustav Malher, s’élance, en 1907, dans la composition du Chant de la terre, inspiré d’un recueil de poésie chinoise de Lï Baï, adapté et traduit en allemand par Hans Bethge et intitulé La flûte chinoise. En choisissant cet opus pour titre de l’exposition, Daniel Marchesseau unit peinture et musique, et propose une approche de l’œuvre du maître d’Aix empreinte d’une profondeur romantique, subtile et novatrice, conjuguant sa traduction de la lumière à une inlassable exploration de l’espace et de la forme.

Un corpus représentatif de l’œuvre de Cézanne, de 1860 à 1906

Réunies par décennie et par thème (paysages, natures mortes et figures), les œuvres choisies reflètent les innovations de ce grand solitaire. Cette progression permet de cerner, au plus près, la touche intemporelle du père reconnu de la modernité.

Des œuvres rares

Quelque cinquante paysages, une dizaine de natures mortes, une quinzaine de portraits et figures complétés par une dizaine de compositions emblématiques de Baigneurs et Baigneuses forment ce corpus. Une dizaine de toiles, dûment répertoriées, n’ont jamais été présentées à ce jour au public tandis que d’autres ne l’ont pas été depuis le début du siècle dernier.

Ainsi, en est-il, par exemple, du Jeu de cache-cache, d’après Lancret (1862-1864), du Village des pêcheurs à l’Estaque (1867-1869) ou encore des Rochers, (1867-1870). Jalonnant toute sa production des années 1860 aux premières heures du XXe siècle, des Deux enfants d’après Prud’hon (vers 1860) au Ciel entre les arbres (1862-1864), de La Neige fondue à l’Estaque (1870) à La Côte de Jalais à Pontoise (1879-1881), ces œuvres prouvent, si l’en était besoin, l’accomplissement et la diversité suprême de Cézanne dans son Œuvre.

Le propos de l’exposition

Paul Cézanne (1839-1906), ce peintre aussi exigeant qu’engagé, aussi novateur que légendaire, s’est pendant plus de quarante ans toujours attaché, malgré ses doutes et ses questionnements, à une thématique intériorisée dont les variations et les déclinaisons ont considérablement marqué l’art moderne. En marge de celle de ses contemporains impressionnistes, son approche si personnelle du motif – archétypes picturaux dont il est habité au quotidien – répond à une exigence extrême dans la perception du plein air, sur nature selon son mot, ou tout intériorisée dans le huis clos de son atelier.

La puissance de ce corpus pictural et graphique autant qu’intellectuel et poétique s’exprime en particulier dans les domaines complémentaires du paysage et de la nature morte. Ce qui explique le sous-titre poétique Le Chant de la terre.

Après son apprentissage du sujet au Jas de Bouffan et sa formation régulière au Louvre, Cézanne s’attache à traduire alternativement la luminosité solaire de son pays natal d’Aix et l’harmonie ombrée d’Ile-de-France qui précède son retour aux sources : les environs de Marseille et la mystérieuse Montagne Sainte-Victoire. Cézanne interprète de même dans leur impavide fixité maintes natures-mortes familières, pommes bien sûr et fruits, soigneusement composées à l’atelier sur une table de cuisine.

L’exposition permettra également d’évoquer l’expression ténébreuse de certains autoportraits face au miroir, à l’égal d’autres effigies plus sibyllines de figures amies, Emile Zola, Victor Chocquet et sa pudique Hortense – Madame Cézanne – avant le jardinier Vallier. Cette présentation d’une centaine d’œuvres serait incomplète sans une dizaine de compositions emblématiques de Baigneurs et de Baigneuses.

Une sélection choisie dans les collections publiques et privées du monde entier, permet de découvrir plusieurs toiles qui n’ont jamais été exposées au public et d’en revoir certaines qui ne l’ont pas été depuis le début du siècle dernier.

La Fondation Pierre Gianadda souhaite ainsi donner à revoir le génie intemporel pluriel du père incontesté de la modernité – le précurseur d’un autre Chant de la terre qui anticipe sur le chef-d’œuvre lyrique pour voix et orchestre écrit par Malher en 1907, peu après la mort du peintre – une parabole du maître devant les forces conjuguées de la nature.

    Daniel Marchesseau, Conservateur général honoraire du Patrimoine, Commissaire invité

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Henri Cartier-Bresson

Cartier Bresson

 

Du 16 juin au 19 novembre 2017 – Tous les jours de 9 h à 19 h

Soixante-neuf portraits photographiques d’Henri Cartier-Bresson, issus de la Collection Sam, Lilette et Sébastien Szafran, appartenant à la Fondation Pierre Gianadda, sont présentés en parallèle à l’exposition Cézanne.

Dans la galerie imaginaire que Sam Szafran et Henri Cartier-Bresson ont partagée pendant plus de trente ans, on trouve évidemment des peintres, des sculpteurs et des artistes qui figurent en bonne place dans les expositions de la Fondation Gianadda.

Henri Cartier-Bresson et Sam Szafran se rencontrent en 1972 à Paris, lors de l’exposition Douze ans d’art contemporain, où Sam expose des grands fusains. Si Henri est un photographe célèbre, qui a derrière lui un des plus grands œuvres de la photographie contemporaine, il possède un jardin secret : le dessin. Touché par le travail du peintre et pastelliste autodidacte, Henri demande à Sam de lui donner des leçons. Commence alors, entre les deux amis qu’une génération sépare, un extraordinaire échange, dans lequel la photographie joue un rôle paradoxal. Henri Cartier-Bresson en fait de moins en moins, mais il puise dans ses cartons d’archives des tirages originaux pour Sam, son « ami intense ». Presque toutes les photographies sont accompagnées d’une dédicace, d’un petit mot, d’une pensée.

Les photographies de Cartier-Bresson sont autant de rencontres artistiques passées que le photographe veut partager avec son ami. A côté de la grande figure d’Alberto Giacometti, on découvre Henri Matisse dans les jardins de Vence, Pierre Bonnard au Cannet… Et puis des artistes croqués sur le vif, tels Pablo Picasso, Max Ernst, Georges Braque, Alexander Calder… ou des écrivains qu’ils apprécient particulièrement.

Toutes ces photographies sont des clins d’œil, des échanges : une correspondance codée dont seuls Henri et Sam détiennent la véritable clé. Cependant, si cette part de leur richesse nous demeure secrète, nous retiendrons le regard clair, perspicace, interrogateur d’Henri Cartier-Bresson, et ce qu’il nous dit d’universel dans des images qui remplacent les longues lettres, jamais écrites, mais données de main à main.

Par le miracle de l’amitié qui a uni dans ses liens les trois couples constitués par Henri Cartier-Bresson et Martine Franck, Lilette et Sam Szafran, Annette et Léonard Gianadda, ces précieux témoignages sur la vie artistique d’une époque sont venus enrichir les collections de la Fondation Pierre Gianadda. Et ils sont entrés ainsi dans un univers où le partage au plus grand nombre est l’élément essentiel de l’action culturelle.

    Jean-Henry Papilloud et Sophia Cantinotti, Commissaires de l’exposition
Les tirages exposés se trouvent dans le catalogue Henri Cartier-Bresson, édité en 2005 par la Fondation Pierre Gianadda lors de l’exposition des photographies de la Collection Sam, Lilette et Sébastien Szafran.

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Collection d’art de la Banque cantonale du Valais

art valais

Du 8 septembre – 19 novembre 2017

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Toulouse-Lautrec et son époque. Oeuvres graphiques

Toulouse-Lautrec et son époque

 

Du 30 novembre 2017 – 3 juin 2018

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Expositions permanentes :

Ouvert tous les jours:
novembre – juin: 10h00 – 18h00
juin – novembre: 09h00 – 19h00

Chagall Cour Chagall

  Parc sculpture Parc de sculptures

 

gallo romain

Musée Gallo Romain

 

automobile

Musée de l’automobile

 

szafran169

Pavillon Szafran

 

A ce prix les expositions sont à consommer sans modération ! En cas de fatigue, n’hésitez pas à faire une pause-café à la cafétéria. On est bien accueilli et le coin est convivial. Bonne expo à tous. Renseignements et réservations :

Site internet :  Fondation Gianadda   027 722 39 78

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